Le modèle historique repose sur des tournages courts, des budgets serrés et une distribution physique organisée autour de marchés de gros. Cette économie a produit un volume considérable de titres et formé, sur le terrain, plusieurs générations de techniciens, de comédiens et de producteurs.
Une deuxième phase, souvent appelée « New Nollywood », s'appuie sur des exigences techniques plus élevées, des budgets plus larges, une exploitation en multiplexes et une ambition d'exportation. Elle coexiste avec le circuit populaire plutôt qu'elle ne le remplace.
Les commandes de plateformes ont déplacé une partie de la valeur vers les séries et les films originaux, avec des cahiers des charges internationaux. En contrepartie, la dépendance à quelques acheteurs devient un risque structurel, que la rédaction suit de près.
Nollywood n'est pas monolingue. Aux productions en anglais s'ajoutent des cinémas en langues nationales, notamment en yoruba, en haoussa et en igbo, avec leurs propres stars, leurs propres genres et leurs propres publics — sur le continent comme dans les diasporas.


