Les générations fondatrices, actives à partir des indépendances, ont posé une question qui reste ouverte : à qui s'adresse un film africain, et dans quelle langue ? Leur travail a construit une esthétique et un discours critique dont les cinéastes actuels héritent, y compris pour s'en écarter.
Les réalisatrices occupent une place croissante dans les sélections internationales, souvent au terme de parcours de financement plus difficiles. Nous documentons ces trajectoires par des portraits et des entretiens, en nous appuyant sur les palmarès publiés.
Les générations actuelles se lisent aussi par région : Afrique de l'Ouest, Maghreb, Afrique de l'Est et Afrique australe ne partagent ni les mêmes institutions, ni les mêmes marchés, ni les mêmes traditions documentaires.
Les cinéastes des diasporas, en Europe, dans les Amériques et aux Caraïbes, travaillent souvent en double ancrage. Leurs films arrivent par la coproduction et interrogent la frontière entre cinéma du continent et cinéma sur le continent.



